Or Gris des Savanes : fin d’un premier chapitre, un second s’ouvre

Le projet « Or Gris des Savanes » contribue à l’insertion socio-économique des agroéleveurs et des agroéleveuses vulnérables et au développement local de la région des Savanes grâce à des modes de production et de commercialisation durables des produits de la filière pintade. Une première phase de 3 ans s’est terminée fin 2021. Sur la base d’itinéraires techniques élaborés entre éleveurs, ONG, services étatiques et vétérinaires, un maillage d’« élevages-écoles » et de « champs-écoles » a été mis en place pour une diffusion de techniques améliorées d’élevages et de cultures : 720 éleveurs ont ainsi renforcé leurs capacités et ont amélioré l’aménagement de leurs sites d’élevage grâce à l’appui du projet. https://www.youtube.com/watch?v=3xJsckL9Ats Témoignage de Kantami Kokou, éleveur « talent » et éleveur naisseur sur le projet Or Gris des Savanes. Ce renforcement des savoirs et des savoir-faire s’est aussi reposé sur les résultats de recherches-actions portant sur la production d’aliments pour pintade, l’incubation des œufs et l’équipement des poulaillers en mangeoires, abreuvoirs et pots de chauffage ; tout ceci sur la base des ressources humaines et matérielles locales. Fabrication de l’aliment pour pintades Formation par la MFFR L’initiation aux itinéraires promus s’est aussi faite au sein d’une Maison Familiale de Formation Rurale où 60 jeunes ruraux ont été accompagnés dans leur professionnalisation et dans le montage de leur projet d’élevage de pintades : 31 jeunes ont vu leur plan d’affaire d’installation en élevage validé et soutenu par le projet. 38 relais villageois ont aussi été formés et équipés pour offrir aux éleveurs un appui-conseil et un service vétérinaire de proximité. Auxiliaire Vétérinaire d’Elevage Vaccination Cette phase 1 a aussi permis de préparer les éleveurs à la commercialisation avec la création et l’accompagnement de coopératives d’éleveurs. Une étude a été réalisée sur la faisabilité d’initiatives économiques telles qu’une unité d’abattage et de transformation de la pintade et une unité de fabrication d’aliment pour volailles. Coopérative Kapangoun Man à Nagbeni Vente groupée de pintades Enfin, un livret de recettes a été produit pour revaloriser la place de la pintade dans le patrimoine culinaire togolais et rendre hommage aux éleveuses et aux éleveurs qui permettent l’arrivée dans les assiettes d’un produit local, sain, de qualité et respectueux de l’environnement. Grâce au projet, les acteurs togolais (société civile, services étatiques, universitaires, acteurs de la recherche, privés) ont renforcé leur reconnaissance en tant qu’experts de la filière pintade. La phase 2 du projet (2022 – 2024) Elle concentrera son action sur : l’autonomisation des femmes et des jeunes avec un appui spécifique pour le développement de leur activité d’élevage, une gestion écosystémique des ressources productives avec le développement d’une approche « Une seule santé » Le développement d’initiatives économiques en soutien aux activités d’élevage et de commercialisation comme une provenderie, une unité de transformation et des unités pour équipement des poulaillers. Cette seconde phase est actuellement à l’étape d’ancrage avec le ciblage des bénéficiaires, l’actualisation des dispositifs d’accompagnement et la tenue de deux consultances pour la mise en place d’un dispositif de suivi-évaluation et d’une approche dédiée à l’égalité de genre. Joseph Kabore,Référent projet ESF « Or Gris des Savanes »
Éleveur de pintades : un métier d’avenir pour les jeunes du Togo

Les jeunes au nord Togo L’agriculture et l’élevage au Togo sont de type familial et caractérisés par des techniques de production traditionnelles souvent peu performantes. Les revenus tirés de ces deux secteurs sont donc peu rémunérateurs et n’encourageant pas les jeunes à prendre la relève de leurs parents ou à d’autres de s’engager dans le monde paysan. Or l’élevage et l’agriculture peuvent offrir des opportunités aux jeunes en contribuant à leur professionnalisation et à leur emploi. La pleine expression du potentiel de ces forces vives contribue ainsi à la lutte contre la pauvreté et au développement des économies locales. Par ailleurs, le taux d’analphabétisme est élevé dans le pays. Selon la direction de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, 44 % des 15-45 ans sont analphabètes. 79 % des ruraux sont non scolarisés contre 21 % en milieu urbain. Le besoin de formation en milieu rural est donc immense et constitue une priorité ; ceci afin de doter les jeunes garçons et les jeunes filles de leurs pleines capacités et leur permettre de réussir leur insertion socio-professionnelle. Former en milieu rural Face à ces constats, les jeunes font partie des cibles du projet « Or Gris des Savanes ». Ils sont formés en élevage dans une Maison Familiale de Formations Rurales (MFFR) et avec un stage chez un éleveur. Au cours de leur formation, il monte leur projet d’élevage et le soumette pour financement. Si le projet est bon, ils reçoivent une subvention pour aménager leur site d’élevage et acheter les pintades pour démarrer leur élevage. Les Maisons Familiales de Formation Rurale, centres de formation par alternance, facilitent l’accès des jeunes et des adultes du monde rural à la formation agricole et citoyenne. Les personnes formées qui sortent de ces centres ont une meilleure maitrise des techniques de production et sont mieux outillées pour mettre en œuvre leur projet professionnel. Ce dernier contribuera à l’amélioration de leurs conditions de vie et de celles de leur entourage, ainsi qu’au développement économique de leur territoire. Les modules de formation de la MFFR La production végétale La production animale La mécanisation et la motorisation agricole L’économie et la gestion d’une exploitation agricole La conception des plans d’affaires L’entrepreneuriat L’environnement et la protection des ressources naturelles L’irrigation et la maitrise de l’eau La transformation des produits agricoles La construction rurale La commercialisation et le marketing La production des semences Les calculs mathématiques et le français de base Les NTIC La santé et l’hygiène dans la famille Le parcours de formation développé avec les MFFR a contribué à l’insertion socio-professionnelle grâce à l’élevage de 60 jeunes. Témoignage Michel, jeune éleveur de pintades Faute de moyens, Michel a arrêté l’école et a choisi de devenir éleveur de pintades. Grâce à l’appui d’Elevage et Solidarité pour les Familles au Togo (ESFT) et de la MFFR, il a reçu une formation, un accompagnement dans le montage de son projet d’élevage et une subvention pour qu’il puisse développer son activité et faire vivre sa famille. Motivé, passionné et ambitieux, il a un rêve : devenir le plus grand éleveur du Togo. « J’invite les jeunes à faire l’élevage […] Je sais qu’ils vont réussir. C’est l’avenir. » Je soutiens les jeunes éleveurs
Coopérer pour mieux soigner ses pintades dans les Savanes au Togo

La santé animale au nord Togo La région des Savanes est la première région productrice de pintades. Elle se démarque par sa capacité à approvisionner la majeure partie du secteur de la petite restauration en pintades. La méléagriculture y est pratiquée par la majorité des ménages ruraux et contribue au développement économique (activité génératrice de revenus), à la cohésion sociale (accueil des visiteurs, dons) et au maintien de la santé (apports protéinique avec la viande et les oeufs) des populations togolaises. Cependant, plusieurs facteurs peuvent ralentir considérablement la production de pintades comme un mauvais aménagement du site d’élevage, une mauvaise alimentation des animaux ou un manque de soins vétérinaires. C’est pour mieux accompagner les éleveurs.euses dans la conduite de leur activité d’élevage que des Auxiliaires Villageois d’Elevage (AVE) sont formés, équipés et missionnés. Le développement de ce service d’appui-conseil à l’élevage et de soins vétérinaires de base assuré par les AVE en collaboration avec les vétérinaires locaux permet de : Veiller à la bonne mise en œuvre des itinéraires techniques « Or Gris des Savanes » Maintenir la santé animale et donc la productivité dans les élevages Témoignage Dalouktre, AVE Dalouktre est AVE (Auxiliaire Vétérinaire d’Élevage) dans le cadre du projet ‘Or Gris des Savanes‘. Il travaille en étroite collaboration avec un des vétérinaires de la région pour apporter des conseils techniques aux agroéleveurs et des soins vétérinaires à leurs pintades. En suivant régulièrement les éleveurs et leurs élevages, Dalouktre participe à la diminution du taux de mortalité des pintades dans la Région des Savanes et donc au développement économique de sa région. https://www.youtube.com/watch?v=-4UkJ9_nGMk Pour le bien-être et la santé de ses pintades, Monica, éleveuse à Nano, est suivi par Dalouktre (AVE). C’est lui qui la conseille et vérifie la propreté de son élevage, il vaccine également les animaux et les soigne si nécessaire. J’offre un kit de vaccination à 15€
Les champs-écoles dans la région des Savanes au Togo

Le projet « Or Gris des Savanes » accompagne les agroéleveurs·euses dans le perfectionnement et la diffusion de pratiques agroécologiques à travers le dispositif de « champ-école ». Le contexte Dans la région des Savanes, au Nord Togo, les évènements climatiques de plus en plus extrêmes (irrégularité des pluies, sécheresse) et les activités humaines (déboisement, fertilisation de synthèse) dégradent fortement les sols (érosion, appauvrissement/diminution de la fertilité). Cela affecte les rendements agricoles, et donc les revenus des familles paysannes et la sécurité alimentaire des ménages. Comment développer l’élevage de pintade dans un tel contexte, au risque de contribuer à l’insécurité alimentaire ?La pintade se nourrit des mêmes céréales que les hommes (maïs, mil, sorgho, riz, etc.). Pour permettre aux agroéleveurs de produire l’alimentation de leurs pintades sans entrer en concurrence avec l’alimentation humaine et tout en leur offrant un environnement favorable à leur développement, le projet a développé le dispositif de formation « Champs-Ecoles Agricoles » (CEA). Les champs-écoles agricoles Qu’est-ce que c’est ? Un champ-école est une parcelle agricole dégradée d’environ 0,5 ha, qui appartient à un agroéleveur bénéficiaire du projet qui en ouvre l’accès à 25 pairs pour se former collectivement à des pratiques agroécologiques. Cette formation dispensée en plusieurs modules va permettre une amélioration de l’état de la parcelle et de ses rendements. Les modules de formation dispensés Les techniques de lutte antiérosive (cordons pierreux ou diguettes enherbées, labours perpendiculaires aux courbes de niveau) La fertilisation organique (par le compostage avec la valorisation des fientes de volailles et les résidus de cultures) Les itinéraires techniques de cultures (calendrier, sélection des semences, association de cultures) Le reboisement d’espèces fourragères. Grâce à la mise en place des champs-écoles, les sols sont plus fertiles, la sécurité alimentaire est améliorée et la nutrition des familles bénéficiaires et des pintades est assurée. TémoignageS Abou, animateur cEA Abou est animateur en productions végétales sur le projet « Or Gris des Savanes ». Son rôle est d’accompagner les agroéleveurs dans la mise en place des champs-écoles. « Je suis fier d’avoir mis en place ces champs-écoles, les agroéleveurs s’autosuffisent et nourrissent leurs élevages aujourd’hui. » Moumouni, membre du cea kantandi Djessi Moumouni (45 ans), membre du CEA Kantindi « J’ai répliqué des techniques agroécologiques apprises dans les CEA dans mon champ de 0,5ha, notamment le labour suivant les courbes de niveau, le reboisement, le compostage et les techniques de semis améliorées du sorgho. Les résultats sont bien nets. Avant j’obtenais 0,5 sacs de sorgho (100 kg/ha). Avec la mise en application de ces pratiques, j’ai obtenu 4 sacs de grains (soit 800 Kg/ha). Cela m’aide dans le ménage et contribue bien à l’alimentation de mes pintades. Mais j’ai une doléance en direction du projet ; il serait bon que le projet nous aide à amener ces techniques dans nos terres de bas-fonds pour l’amélioration de la production de nos cultures maraîchères. » J’offre une formation CEA
Maroc : installation des ovins à Skoura

Dans le cadre du projet ‘Envol des femmes‘ lancé en octobre, 150 femmes de la région de Ouarzazate au Maroc sont accompagnées dans leur activité d’élevage caprin et ovin. L’appui à l’élevage de moutons débute par le choix des bénéficiaires ; 20 femmes ont été identifiées. L’équipe de ROSA a d’abord sensibilisé les éleveuses sur l’enjeu de se regrouper en coopérative, pour être plus fortes et conforter leur activité d’élevage. La coopérative LKSSIBA ainsi créée regroupe aujourd’hui l’ensemble des femmes bénéficiaires. Les femmes choisies ont assisté à la première session de formation sur « l’habitat, l’alimentation et l’abreuvement ». Ces formations leur ont permis de construire elles-mêmes les abris selon les normes et les démonstrations faites. L’équipe ROSA est passée ensuite vérifier que les bergeries construites suivaient les recommandations. Ces temps de formation et de construction ont été réalisés avant l’arrivée des animaux. Cela permet de consolider les connaissances de bases pour une bonne prise en charge des animaux dès leur arrivée et limiter ainsi la mortalité des animaux. Le 16 mars, 40 brebis ont enfin été achetées. Les femmes étaient très excitées à l’idée de recevoir leurs animaux. Elles se sont levées tôt et se sont rendues chez la présidente de leur coopérative Lkssiba pour accueillir ROSA …et les brebis ! Devant l’ensemble des femmes de la coopérative, ROSA a effectué le tirage au sort pour que chaque femme ait ses brebis sans crainte de favoritisme. 2 brebis ont été distribuées à chaque éleveuse et 4 béliers ont été donnés à la coopérative. Suite à cela, ROSA a aussi distribué 122 kg de semences de luzerne et de l’orge pour assurer l’alimentation des animaux, ainsi que les portes et les mangeoires qui garantissent un abri sain et de qualité pour le bien-être des animaux. Ce moment était historique pour elles, elles ne sont pas près de l’oublier ! Elles ont partagé leurs émotions avec l’équipe de ROSA en témoignant que « c’est la première fois qu’elles sentent qu’elles ont raison et qu’elles ont fait le bon choix ». C’était aussi l’occasion pour elles de les sortir de leur coquille et de faire entendre leur voix. La joie était évidente sur leurs visages ce jour-là, nous leur souhaitons à toutes un bon démarrage et de la réussite dans leur élevage ! « C’est la première fois qu’elles sentent qu’elles ont raison et qu’elles ont fait le bon choix » Je soutiens ces femmes Zahra Jamil, Animatrice de ROSA
Monica, éleveuse de pintades : une référence dans son village

La région des Savanes est la région la plus pauvre du Togo : 90% des personnes y vivent avec moins d’1€ par jour. L’agriculture demeure l’activité principale malgré les difficultés croissantes liées aux aléas climatiques. L’élevage de pintades y joue un rôle socio-économique fort et représente un bon potentiel dans le développement d’activités génératrices de revenus. Les femmes sont plus particulièrement touchées par la pauvreté. Elles sont peu reconnues. Elles occupent les emplois les plus précaires, souvent dans le secteur informel. Elles ont des difficultés pour accéder au foncier, au crédit et aux formations : autant de contraintes qui les freinent dans le développement de leurs activités et leur émancipation. Monica, éleveuse de pintades Monica a 63 ans. Elle habite le village de Nano au nord du Togo. Elle est agricultrice, vendeuse de pain, éleveuse de pintades et mère de 5 enfants. Avant l’arrivée d’Elevages sans frontières, Monica se heurtait à une faible capacité de production, à une mortalité élevée des pintadeaux et à un manque d’accompagnement technique et économique. Pour se perfectionner dans son activité, Elevages sans frontières l’a aidée à construire un bâtiment d’élevage. Elle a également reçu 100 pintadeaux pour renforcer son cheptel et des équipements : mangeoires, abreuvoirs et pots de chauffage. En plus, elle a suivi des formations sur la conduite de l’élevage, sur la vente de pintades, la santé animale et sur la fabrication de l’aliment pour pintades. Pour le bien-être et la santé de ses pintades, Monica est suivie par un Auxiliaire Vétérinaire d’Elevage (AVE). Il a un rôle important. C’est lui qui la conseille sur l’entretien de son élevage. Il vaccine également les animaux et les soigne si nécessaire. En 1 an, Monica est passée de 100 à 250 pintades. Cela lui a permis d’améliorer et diversifier l’alimentation de toute la famille. Grâce à la vente de ses pintades, elle peut payer les frais de santé et de scolarité de ses enfants et épargner. « Les pintades sont comme un porte-monnaie pour moi. » Monica fait maintenant partie de ces femmes qui se réalisent grâce à l’élevage de pintades. Éleveuse confirmée, elle est un relai précieux pour les femmes de son village qui veulent à leur tour pratiquer l’élevage. Elle les guide et leur donne des conseils pour réussir leur activité. « Tout le village me dit que je suis une grande éleveuse et quand quelqu’un a besoin de pintades, il vient vers moi. » « Depuis que je me suis perfectionnée dans mon activité d’élevage, les autres femmes voient mon évolution et mes conditions de vie améliorées. De ce fait, elles s’intéressent aussi à l’élevage et je les encourage dans ce sens. » Je soutiens ces femmes
Elevages sans frontières fête ses 20 ans

20 ans déjà ! Le 26 janvier 2002, la création de l’association ELEVAGES SANS FRONTIERES, alors dénommée Heifer France, était annoncée au Journal Officiel. Depuis 20 ans, le défi lancé par le fondateur André Decoster pour aider des familles vulnérables à sortir durablement de la grande pauvreté grâce à l’élevage a mobilisé des milliers de personnes dans 15 pays. Rien n’aurait été possible sans les donateurs et sympathisants, les mécènes et bailleurs, convaincus de l’efficacité de notre action et garants de sa pérennité. Alors que les besoins restent immenses, fêtons aujourd’hui les progrès accomplis en ce 1er jour du reste de notre combat aux côtés des familles paysannes. Ecoutez André Decoster et le Président Bruno Guermonprez expliquer comment l’association est née et a évolué et ce que leur inspire cet anniversaire. élever la solidarité. Ce double témoignages est le 1er d’une série qui mettra à l’honneur jusqu’à l’été sur notre page Facebook tous les acteurs de cette aventure solidaire. Qui reçoit du soutien… donne de la vie ! Ensemble, continuons à élever la solidarité. Suivez-nous sur Facebook
Première édition de la foire de la pintade à Dapaong au Togo

Première édition de la foire de la pintade Dapaong, 13 déc. (ATOP) Elevages et Solidarité des Familles au Togo (ESFT) et Elevages sans Frontières (ESF) ont organisé la première édition de la foire de la pintade, du 10 au 12 décembre à Dapaong. La cérémonie de lancement a été présidée par le préfet de Tône, Tchimbiandja Yendoukoa Douti en présence du directeur régional de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural, Douti Lardja, des responsables des associations ESFT et ESF ainsi que des éleveurs. Des stands dédiés à l’exposition et vente de pintades ont été érigés pour la circonstance. Il y a eu également un stand dédié à la vente de matériels traditionnels destinés à l’élevage des pintades tels que des couveuses et des abreuvoirs. Durant ces trois jours d’exposition, 20 exposants ont présenté la richesse et la diversité de leurs produits. Ils ont fait découvrir leur savoir-faire dans le domaine de l’élevage de pintades. https://elevagessansfrontieres.org/wp-content/uploads/2021/12/SESSION-DE-VALORISATION-DES-ACQUIS-DE-LA-PREMIERE-PHASE-DU-PROJET-OR-GRIS-DES-SAVANES-FILIERE-PINTADES-NVO.mp4 Cette foire se positionne comme une vitrine incontournable pour l’émergence des produits pintades issus de la zone de la région des Savanes. Il s’agit de promouvoir la croissance de l’économie par la consommation des biens et services localement produits. La manifestation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Or GRIS DES SAVANES : appui à la filière pintade dans la région des Savanes au Togo ». Ce projet vise à réduire la vulnérabilité alimentaire et économique des ménages ruraux grâce au renforcement d’une filière locale permettant une production et une commercialisation améliorées de pintades de la région. Durant 4 ans de mise en œuvre, ce projet a permis aux initiateurs d’élaborer un itinéraire technico économique de production de pintades, de renforcer les capacités de production de 720 producteurs et productrices, de réduire de 40% le taux de mortalité des pintadeaux. Il a permis également la mise en place de 25 champs écoles pour la diffusion des pratiques agroécologiques et de 180 élevages écoles. A l’ouverture de cette foire, le préfet de Tône et le directeur régional de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural ont félicité les initiateurs de ce projet qui a permis de réduire considérablement le taux de mortalité des pintadeaux qui constitue un problème majeur dans l’élevage des pintades dans la région des Savanes. Selon eux, ce projet vient renforcer les efforts du gouvernement en matière d’élevage au Togo. Ils ont convié tous les acteurs économiques et éleveurs de la filière à mettre l’accent sur la qualité des produits et à respecter l’itinéraire technique normale afin de rendre plus compétitifs leurs produits et d’en tirer profit. Mme Tchacolow-Tagba Awoussi, la directrice exécutive d’ESFT, s’est réjouie de la tenue de cette manifestation. Pour elle, cette foire est une opportunité pour leséleveurs de se faire connaître et de nouer des contacts fructueux. Source : ATOP / GS / TJ https://elevagessansfrontieres.org/wp-content/uploads/2021/12/PREMIERE-EDITION-DE-LA-FOIRE-DE-LA-PINTADE-A-DAPAONG-SAVANES.mp4
4 courts métrages sur le quotidien de 4 éleveuses du Haut-Atlas

Elevages sans frontières et ROSA ont réalisé en 2020 un guide méthodologique sur la mise en place d’élevages de chèvres laitières et l’appui à l’émergence d’une filière depuis la production de lait jusqu’à la vente de fromages. Ce guide s’appuie sur l’expérience de plus de 15 ans d’action au Maroc, dans la région d’Ouarzazate et se veut un partage d’expérience. En plus de ce partage technique, 4 très courts métrages ont été réalisés ; 4 portraits de femmes qui illustrent, par une immersion dans leur quotidien, la réalité de mise en œuvre des projets et les impacts recherchés. On espère que le parcours et les témoignages de ces femmes vous toucheront comme ils nous ont touchés. Je consulte le guide Portrait de 4 éleveuses de chèvres au Maroc Amina – La collecte du lait et l’accompagnement des éleveuses Amina est une des femmes leader du réseau mis en place et animé par ROSA et Elevages sans frontières. En suivant Amina, on découvre la collecte de lait des chèvres au petit matin, les temps d’échanges informels entre éleveuses et les rencontres entre femmes leader qui permettent cet appui même à distances des éleveuses. Une journée d’Amina, c’est aussi la réalité des tâches domestiques qui font de ces journées des journées bien remplies. Ce film donne un aperçu, en 12 minutes , de l’accompagnement suivi par les éleveuses, et réalisé à leur tour par les femmes leader. Radia – L’élevage et le travail aux champs Radia, c’est un peu la laborieuse du groupe. L’élevage, c’est pour elle un vrai métier, une activité économique dans laquelle, si tu t’investis que tu y crois, tu peux trouver ton compte. Ceci pour gagner de l’argent, mais aussi aider les autres car la solidarité est une évidence, quand on a traversé des moments difficiles. C’est aussi pour cela que Radia, accepte et s’engage dans la démarche de microcrédit en animaux, et s’apprête à transmettre 2 chevrettes à une autre femme. Mais comme ce sont des jeunes femmes, cela doit aussi être un temps d’amusement et de connivence… Ce 2ème portrait de 11 minutes vous emporte dans la vie de Radia et son champ de luzerne. Fatmah – Le soin aux animaux et la coopérative laitière Fatmah fait partie des éleveuses formées et accompagnées par ROSA depuis plusieurs années. On peut voir le chemin parcouru et la pertinence de l’appui individuel maintenu même pour une éleveuse confirmée. Fatmah fait aussi partie de ces femmes qui sont impliquée aujourd’hui dans la gestion de la coopérative laitière, COROSA, créée en 2008 et qui est l’instrument indispensable de la valorisation économique du lait produit par les éleveuses. Le portrait de Fatmah laisse apercevoir le chemin technique parcouru, mais aussi l’évolution sociale et personnelle de cette femme. Le don de chèvres entre éleveuses, le « Qui reçoit… Donne » (Jmiaa) Jmiaa souhaite se lancer dans l’élevage, car elle voit bien ce que cela a apporté aux autres femmes du village et on perçoit la vulnérabilité de cette jeune femme et de ses enfants. On découvre avec elle les conditions et le fonctionnement du microcrédit en animaux, le « Qui reçoit… Donne », qui va lui permettre de recevoir 2 chevrettes et des formations. La fête lors de cette transmission est aussi là pour rassurer cette jeune entrepreneuse et consolider la solidarité de ce groupe d’éleveuses, à qui il est difficile de ne pas souhaiter le meilleur pour l’avenir. Je soutiens ces éleveuses
Des nouvelles des jeunes éleveuses de chèvres du projet Imik S’Imik

4 jeunes éleveuses de chèvres soutenues par leur marraine Fatma 📍 Tamassint, à l’ouest de Ouarzazate au Maroc. La rencontre à Tamassint d’une marraine et de ses 4 filleules est édifiante. Les 4 jeunes femmes sont heureuses d’avoir eu l’opportunité de débuter leur propre élevage et de commencer à tirer des revenus grâce à la vente du lait de leurs chèvres à la fromagerie COROSA. Fatma, une éleveuse appuyée depuis longtemps par ROSA et très investie dans l’association des femmes de Tamassint, les a convaincues et les accompagne dans leurs débuts. Fatma (marraine) et ses éleveuses Ouidad, Ilham, Fatima et Fatima Mis en place dans le cadre du projet Imik S’Imik, ce marrainage est apprécié tant par les jeunes que par la marraine, Fatma. Pour cette dernière, c’est un plaisir de transmettre et de donner une chance aux jeunes femmes de son village : « Elles ont besoin d’aide ! J’ai reçu de l’aide quand j’en avais besoin, et je connais leur situation à chacune. C’est pour cela que je les aide à mon tour ». Fatma a pris le temps de diffuser l’information autour d’elle, d’aller chercher des jeunes qui pouvaient être intéressées par une activité d’élevage, qu’elles soient adhérentes à l’association des femmes ou pas, qu’elles soient mariées ou pas, peu importait. Le critère était leur motivation et leur envie de réussir. Réception des chèvres, portes et mangeoires par les bénéficiaires Pour Ouidad, jeune éleveuse, le projet Imik S’imik est enthousiasmant car il permet une véritable reconnaissance des jeunes. A départ, des personnes du village lui ont dit qu’elle ne réussirait jamais. Mais le marrainage et les formations collectives de ROSA l’ont aidée à ne pas les écouter. Après 10 mois de projet, elle vend du lait chaque semaine à la fromagerie. Ses revenus lui permettent entre autres d’avoir la satisfaction et la fierté de « donner quelque chose de sa propre poche à ses enfants ». Ouidad pense même à ouvrir son propre compte en banque, pour y déposer son argent. La rencontre organisée avec d’autres coopératives lui a montré jusqu’où elles pourraient aller, et elle compte bien ne pas s’arrêter en si bon chemin. Ilham, elle, avait déjà une activité qui lui procurait un revenu, celui de garde d’enfant. Seulement ce qu’elle gagne est bien trop peu et l’activité d’élevage, qui lui prend moins de temps (environ 2 à 3h par jour), lui rapportera bientôt plus que son salaire d’enseignante (500Dhr/mois). Les formations suivies durant le projet lui ont apporté « de la rigueur, [l’ont aidé à] bien organiser son temps », et cela lui a donné envie « de développer cette activité d’élevage ». Son souhait, surtout, est de créer une association dans son village d’origine à côté de Zagora, pour transmettre ce savoir qu’elle a acquis, « car là-bas, il y a plus de pauvreté ». Pour Fatima, les formations à l’entrepreneuriat lui ont montré l’intérêt de créer sa propre entreprise. Elle voit aujourd’hui ce qu’elle a comme capacité, et ce qui lui manque. Et puis pour elle, le moment qu’elle n’oubliera pas, c’est la sortie entre marraines et filleules, car elle n’était allée au restaurant avant. Elle n’avait également jamais suivi de formation : « le premier jour, mon stylo tremblait… ». Formation des éleveuses : parage des onglons (ou entretien des sabots des chèvres) Enfin, la cadette avec tout juste 26 ans, la deuxième Fatima du groupe a vu sa vie changer par ce projet. Elevée par sa mère seule, Fatima sortait très peu, aidait sa mère et n’avait pas de projet à elle. Dans les jardins où elle va pour aider sa mère aux travaux des champs, Fatima entend parler de ce projet d’appui à l’élevage de chèvres, réservé aux jeunes. Elle prend son courage à deux mains et se rend chez Fatma pour candidater et devenir bénéficiaire de ce projet. Quand l’équipe de ROSA vient lui rendre visite, elle et sa mère ont déjà construit l’abris pour accueillir les chèvres afin de montrer leur motivation et montrer que Fatima est capable de s’investir dans ce projet d’élevage. Rapidement, Fatima développe un réseau de quelques clients qui lui achètent directement du lait, en plus de ce qu’elle peut livrer à la coopérative COROSA. La coupe de la luzerne dans les champs La joie et le dynamisme de ces 4 jeunes femmes est à l’image de l’engouement qu’a suscité le projet Imik S’Imik auprès des 25 jeunes femmes bénéficiaires du projet. Leurs troupeaux sont encore petits aujourd’hui, nécessitant encore quelques mises-bas pour stabiliser les productions de lait. Les connaissances techniques sont encore à consolider, notamment grâce au relai des marraines des groupes de femmes leader, animés par ROSA depuis une dizaine d’années. La suite du projet « Imik S’Imik », appelée « L’Envol des femmes », vient de débuter en novembre et permettra de poursuivre l’appui technique de ces jeunes éleveuses, le temps nécessaire à la pérennisation de leur activité économique naissante. Pauline Casalegno, directrice d’Elevages sans frontières Je soutiens ces éleveuses