3 questions à Joseph Kaboré, Chargé de développement économique en Afrique de l’Ouest

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Rencontre avec les éleveurs et les partenaires, évaluation des résultats, suivi des activités, recherche de solutions… Les visites de terrain effectuées régulièrement par Joseph Kaboré, chargé de développement économique chez Elevages sans frontières, sont essentielles pour suivre l’avancée des projets au plus près des réalités vécues par les éleveuses et les éleveurs.

À quoi servent concrètement les visites de terrain ?

« J’aime ces moments sur le terrain. Ils permettent de sortir des rapports pour aller voir la réalité en face : observer les activités, écouter les ressentis des éleveuses et des éleveurs, comprendre les difficultés qu’ils rencontrent et chercher ensemble des solutions. »

Pouvez-vous nous raconter l’histoire d’une éleveuse ou d’un éleveur qui vous a particulièrement marqué ?

« Je me souviens très bien de Babotine lors de la phase précédente du projet Or Gris des savanes dans le village de Toumonlogue, situé près de Barkoissi au Togo. À l'époque, elle faisait ses tout premiers pas dans l'élevage. Elle n'avait reçu que 10 pintades reproductrices de la part du projet pour son apprentissage en élevage.

Lors de ma première visite, son installation restait très précaire : ses volailles étaient abritées dans un poulailler traditionnel en terre. Babotine bricolait elle-même ses mangeoires et abreuvoirs en découpant d'anciens bidons en plastique. Elle y mettait tout son cœur mais les conditions étaient difficiles et le risque de perdre des pintadeaux restait élevé.

Grâce à la nouvelle phase du projet, Babotine a été aidée pour construire un bâtiment d'élevage moderne, propre et sécurisé. Elle attend de recevoir des équipements adaptés, des pintades supplémentaires et des intrants (aliments et produits vétérinaires) afin de développer son activité. »

Qu’est-ce qui vous montre, sur le terrain, que ces projets font concrètement la différence ?

« Ce qui me marque, c’est de voir concrètement les progrès réalisés par les éleveuses et les éleveurs. On part parfois de situations très fragiles. L’accompagnement permet de franchir progressivement différentes étapes.

C’est cette progression que j’aime observer lors de mes visites. On voit les personnes gagner en confiance, développer leurs compétences et commencer à envisager leur activité comme une véritable source de revenus.

Et puis, il y a les paroles des bénéficiaires. Avant mon départ, Babotine tenait d’ailleurs à transmettre un message aux personnes qui soutiennent le projet : « S’il vous plaît, dites un grand merci aux personnes qui font ces dons. Grâce à eux, ce projet a vu le jour et notre vie est en train de changer. »

👉 Pour soutenir le projet Or Gris des Savanes : c’est par ici

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